Les activités 2003 - 2004 |
Le Forum des Associations a eu lieu le samedi 6 septembre 2003 de 14 à 18 dans la Salle des Fêtes du Parc de l'Hippodrome. Les Amis du Jumelage y étaient bien entendu présents.
Plus de 30 membres de l'association ont pris le car le samedi 13 septembre pour aller visiter les forts de la barrière de l'Esseillon en haute Maurienne. Sous un très beau soleil de fin d'été, visite du Fort Marie-Christine puis Victor-Emmanuel, bonne promenade à pied en empruntant le célèbre pont du diable, puis coup d'oeil à la Redoute Marie-Thérèse avant de reprendre le car pour La Tour
Il n'est sans doute pas inopportun de se rappeler quelques faits historiques.
Les Français qui avaient abandonné les conquêtes italiennes en 1559 au Traité de Câteau-Cambrésis, revinrent en 1796. L’armée française, conduite par Bonaparte, après les brillantes victoires dans le Piémont et en Lombardie (première campagne d'Italie), envahit les légations de Ravenne, de Ferrare et de Bologne, obligeant le pape Pie VI à signer l’armistice de Bologne (23 juin 1796), concrétisée par le traité de Tolentino (19 février 1797) qui l’obligeait à la livraison de 100 œuvres d’art et de 100 codes de la Bibliothèque vaticane ainsi que des Légations et de Ancone.
En 1796, Bonaparte crée la République Cisalpine avec Milan pour capitale, reconnue par l'Autriche au Traité de Campoformio (18 octobre 1797). A la Lombardie initiale furent ajoutées la Cispadane, la Valteline et la région de Novare. Dotée d'une constitution calquée sur celle du Directoire, Bonaparte en devint Président en 1802. Une des victimes du Traité de Campoformio fut la République de Venise dont les territoires furent cédés à l'Autriche. Il en reste de vifs ressentiments dans la région.
Le 28 décembre 1797 eut lieu le meurtre du général Duphot et du diplomate Bassville au cours d’un soulèvement populaire anti-français, animé par les soldats pontificaux. Cet épisode fournit au Directoire la justification de l’occupation militaire de Rome. Le 9 février 1798, l’armée française du Général Berthier entra triomphalement sur la Piazza del Popolo : le 15 février fut proclamée la République romaine.
Le Pape Pie VI privé de ses pouvoirs temporels fut fait prisonnier et après des lieux successifs de détention à Sienne puis à la Chartreuse de San Casciano (près de Florence) puis à Turin et Grenoble et enfin fut enfermé (à 81 ans) dans une citadelle de Valence (Drôme) où il mourut en quelques semaines. Le préfet annonça son décès avec le télégramme "le dernier des papes vient de mourir". Son corps fut transféré à Rome en 1802.
En mai et décembre 1798 les troupes de Jourdan conquièrent le Piémont et le roi se retire en Sardaigne
A Rome, la République jacobine tomba le 18 septembre 1799 suite à l’intervention des forces armées napolitaines de Ferdinand IV dirigée par le général autrichien Mack. Cette éphémère République romaine fut caractérisée par une intense activité de propagande, dont les réalisations les plus éclatantes furent les fêtes républicaines à l'image de ce qui se passait en France.
Entre 1796 et 1799 d'autres républiques avaient vu le jour : la Repubblica Ligure, la Repubblica Partenopea, la Repubblica Anconitana, elles disparurent lors de la contre offensive austro-russe de 1799.
En 1800, reprennent les hostilités pour chasser les Autrichiens. Le 14 juin 1800 a lieu la bataille de Marengo, gagnée au dernier moment grâce à l'arrivée de Desaix lequel fut tué. La paix de Lunéville en février 1801 fit passer l'Italie sous la domination française, la République cisalpine reconstituée devient République italienne e 26 janvier 1802. La proclamation de l'Empire en mai 1804 renforça cette domination et le 17 mars 1805, la République italienne devient Royaume d'Italie, premier royaume extraterritorial avec, à sa tête, Napoléon Ier et Eugène de Beauharnais, son beau-fils, le vice-roi. Le 23 juin, Élisa, aînée des soeurs de Napoléon, devient princesse de Lucques et Piombino, et le 30 juin, la République ligure est annexée à l'Empire dans le cadre du blocus continental. La guerre de 1805 (de la «troisième coalition») voit la victoire de Napoléon à Austerlitz. Les opérations en Italie ne sont guère concluantes. Le traité de Presbourg, le 26 décembre, modifie la carte de la Péninsule: la Vénétie est cédée au Royaume d'Italie tandis que le Trentin va à la Bavière par le traité de Munich (23 mai 1806).
Le 14 février 1806, les Français prennent Naples, et placent Joseph Bonaparte sur le trône du Royaume de Naples (30 mars 1806) avant de le donner au beau-frère, Joachim Murat en 1808. La Toscane revient dans l'Empire le 28 décembre 1807, avant d'être annexée et divisée en trois
départements le 15 mars 1808. Le 24 mai, le duché de Parme devient également un département. Rome est à nouveau occupée à partir du 2 février 1808, puis annexée à l'Empire le 22 mai.
Ainsi, en 1809, la situation est figée sur l'ensemble de la Péninsule jusqu'en 1814. On trouve désormais un Royaume d'Italie, un Royaume de Naples et quinze départements de l'Empire français. Il faut y ajouter trois principautés: Lucques et Bénévent sous contrôle français, ainsi que
Saint-Marin. La Sardaigne et la Sicile restent sous contrôle de leurs anciens souverains (roi de Piémont-Sardaigne et roi des Deux-Siciles qui se sont réfugiés dans la partie insulaire de leur État).
En avril 1815, le roi de Naples, Joachim Murat, prenant la tête d'une armée de libération de l'Italie, réoccupa les parties méridionales et centrales de l'ancien royaume d'Italie. Cette victoire fut de courte durée et après la défaite de Tolentino (21 avril 1815), Murat doit prendre la fuite tandis que Ferdinand retrouve son trône. Il arrive en France où Napoléon refuse de le recevoir. En Corse, il réunit 600 hommes, cela lui suffit pour rêver de reconquérir Naples et s’embarque pour la côte italienne. Débarqué à Pizzo, il est capturé et exécuté peu après, le 13 octobre 1815.
Après l'effondrement de l'Empire napoléonien et le Congrès de Vienne en 1815, l'Italie est redevenue selon Metternich "une simple expression géographique". Partout est appliqué le principe de la légitimité dynastique. L'Autriche devient la véritable puissance qui gouverne l'Italie soit directement, c'est le Royaume Lombard-Vénitien soit par ses protégés : le Grand-Duché de Toscane avec François III de Lorraine-Habsbourg, le duché de Modène avec François IV d'Este-Lorraine, le duché de Parme-Plaisance avec Marie-Louise, épouse de l'exilé de l'île Sainte-Hélène. Le Royaume de Naples est restitué aux Bourbons d'Espagne où le roi Ferdinand IV réunit Naples et la Sicile pour former le Royaume des Deux-Siciles en prenant le nom de Ferdinand Ier. Les état pontificaux sont reconstitués mais sont dépendants de l'Autriche. Seul échappe à cette situation le Royaume de Piémont-Sardaigne agrandi de la Ligurie et de Gênes.
Le Royaume de Piémont-Sardaigne chercha à se protéger d'autres invasions françaises, ce fut une des raisons de l'édification de la barrière de l'Esseillon en dessus de la Maurienne par les Sardes ou du fort d'Exiles dans la vallée de la Doire ripaire. Les fortifications de l'Esseillon ne furent pas achevées avant la cession de la Savoie à la France par le Traité de Turin (1860).

Sous le fascisme
La France avait commencé à s'inquiéter des menaces que pouvait faire peser l'Italie sur sa sécurité et donc certains travaux de la célèbre ligne Maginot ont concerné également la frontière avec l'Italie. Le fort de Saint-Gobain, construit à cette époque s'ajouta à celui du Sapey et celui du Replaton (construit entre 1886 et 1893), ensemble ils constituèrent les points essentiels de la défense de la vallée de la Maurienne. Ces réalisations modernisaient les ouvrages réalisés à la fin du siècle précédent, suite aux propositions du général Seré de Rivières en 1874. La montagne du Sapey, avec sa citadelle d'altitude et la mémoire des combats qui s'y livrèrent pour la libération de Modane, demeure un important lieu de souvenirs. On trouvera une très intéressante documentation sur tous ces forts dans une site consacré au patrimoine fortifié de la Savoie. On estime en général que la présence de ces forts a retardé l'entrée de l'Italie dans la guerre.
Nos amis de Terruggia nous ont rendu visite le Week-end des 22 et 23 Novembre 2003
Programme :
Samedi : départ en car à 9h30 pour Odenas (rendez-vous place de la mairie) et visite traditionnelle de la cave de Monsieur Guillet avec dégustation du vin nouveau, puis vers 12h30 repas au restaurant « Le Mont Brouilly » à Quincieu
A 15h, visite de la distillerie des alcools de vin et fruits « La Mezerine » à Charentay, dégustation et achats
Retour à La Tour vers 18h. Inauguration de la nouvelle salle polyvalente suivie d’un buffet campagnard.
Spectacles de danse donnés par les diverses associations
Dimanche : départ vers 10h pour visiter quelques villages de pierres dorées (Charnay, Belmont,...) puis La Tour Chappe à Marcy/Anse, merci à M. Barbier pour son accueil compétent.
A 13h, déjeuner à Morancé à « l’Auberge de la diligence »
Comme chaque année paire, nos amis de Terruggia viendront nous rendre visite. Leur venu est fixée aux 14-15 mai.
Le programme prévu se décompose de la manière suivante:
Samedi
Dimanche